Accueil CULTURE (Reportage) Côte d’Ivoire: A la Tabaski, les enfants renflouent leurs bourses grâce aux “Sambê-Sambê”

(Reportage) Côte d’Ivoire: A la Tabaski, les enfants renflouent leurs bourses grâce aux “Sambê-Sambê”

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Comme chaque année, les enfants de la Côte d’Ivoire ont profité de la fête de la Tabaski (fête du sacrifice) pour renflouer leurs bourses.

Ils ont arpenté les domiciles des voisins et parents pour glaner quelques pièces, mais aussi des friandises, des jouets,des vêtements ou même des cahiers pour la prochaine rentrée des classes.

A Koumassi, quartier populaire, au sud d’Abidjan, l’ambiance était à la fête ce dimanche. Sur place, de nombreux enfants dont l’âge varie entre 3 et 12 ans se sont activés pour la course aux « sambê-sambê».

Vêtu d’un costume sombre, nœud papillon blanc, Moussa Konaté, 9 ans, arbore un large sourire sur son visage.

A peine sortie de la chambre familiale que la moisson est bonne. Il vient de recevoir une pièce de 500 F de sa grande mère qu’il s’empresse d’enfouir dans ses poches, sous le regard jaloux des autres enfants. Puis il en exige une de sa mère, qui promet, de lui faire un cadeau “plus tard”.

Moussa ne s’arrête pas là. Lui et ses sœurs parcourent les domiciles des voisins, pour souhaiter leurs bons vœux en échange d’autres pièces d’argent. Il en sera ainsi toute l’après-midi.

Comme pour le jeune garçon, la quête des “sambê sambê” est l’affaire de la majorité des enfants de son âge.

Sur la terrasse d’un café à l’autre bout d’une ruelle, des jumelles, toutes coquettes, coiffées des mêmes perles, s’approchent malicieusement d’un groupe de jeunes hommes, qui ne résisteront pas longtemps aux sourires des petites filles. Celles-ci repartent aussitôt avec des pièces de monnaie.

«Nous avons déjà gagné 2000 FCFA», lâche fièrement, Aicha, l’une des compagnons des jumelles, poursuivant son chemin.

« Nous ne gagnons pas seulement de l’argent. On nous offre des chocolats, des beignets, de la viande, des plats de riz, Certaines personnes nous remettent des chocolats, des bonbons…», confie la jeune fille.

A la fin de la journée, certains enfants, se dirigent vers les célèbres glaciers de la commune, où ils dépensent la totalité du butin. Quand d’autres l’utilisent pour l’achat de gadgets, , de friandises, ou encore de sucreries.

Fulbert YAO

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