Accueil POLITIQUE Ramadan 2004-Ramadan 2018: Il y a 14 ans, Gbagbo coupait l’eau et le courant sur plusieurs millions d’Ivoiriens

Ramadan 2004-Ramadan 2018: Il y a 14 ans, Gbagbo coupait l’eau et le courant sur plusieurs millions d’Ivoiriens

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En 2004 et en 2011, Laurent Gbagbo a fait couper l’eau dans les zones Centr-Nord-Ouest sans tenir compte des consequences graves de cet acte.

Le déguerpissement de 77 familles du site de Cocody-Danga par le propriétaire du site, la Sicogi, donne lieu à de nombreuses interpretations dans les médias et sur les resaux sociaux. Le FPI  qui tient à noircir toutes les actions du gouvernement, s’est invité dans le débat en produisant une déclaration dans lequel il «  dénonce et condamne la politique antisociale du régime Ouattara, illustrée ici par le déguerpissement violent et barbare des populations de logements qu’elles occupaient en bonne et due forme depuis plus d’un demi-siècle ».

A prémière vue, on peut dire que la fraction du parti à la rose dirigée par Sangaré Aboudramane est dans son rôle. C’est de bonne guerre que ce parti saisisse cette affaire pour brocarder le régime en place afin de se positionner comme l’alternative crédible et « apporte son soutien total aux victimes de cette politique de violence et de déshumanisation ». Sauf qu’ici, le FPI est mal placé pour parler de « déshumanisation » comme il tente de le faire porter au président Alassane Ouattara avec ce déguerpissement.

Il y a presque 13 ans, en novembre 2004,  Laurent Gbagbo a fait couper et de façon intentionnelle et préméditée,  l’eau et l’électricité dans les zones Centre-nord et ouest (CNO) dans le cadre de l’opération « Dignité » au cours de laquelle ses avions de guerre ont lâché des bombes sur des milliers d’Ivoiriens. En plein mois de jeûne musulman et en pleine saison sèche, Gbagbo n’a pas eu de cœur et a privé non pas 77 familles comme à Cocody-Danga,  mais des millions d’habitants d’eau et d’électricité sans se sourciller du désastre humanitaire que cela peut entraîner.

Le cynisme du régime d’Abidjan aveuglé par sa volonté de punir des populations innocentes qui ont commis le crime d’habiter dans des zones échappant à son contrôle, a fait de nombreuses victimes. Des femmes sont mortes en plein accouchement. Des enfants sont morts par manque de commodités dans les hôpitaux pour les soigner. Des corps étaient en putréfaction dans les morgues par manque d’électricité. Et ça, c’était en 2004. Aujourd’hui, les pro-Gbagbo feignent d’oublier cette page triste de notre histoire.  Comme si cela ne suffisait pas, Laurent Gbagbo dans son rêve de confisquer le pouvoir perdu dans les urnes, remet le couvert en mars 2011. Il décide d’interrompre la distribution d’eau et d’électricité dans la moitié nord de la Côte d’Ivoire, sous contrôle des forces favorables au président Alassane Ouattara.

Des témoignages de nombreux habitants de cette partie du pays font état d’une catastrophe humanitaire.  Dans un communiqué, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) a décliné toute responsabilité et « déploré » ces coupures « consécutives à la réquisition » à la mi-janvier du centre de contrôle de la CIE par le gouvernement du président sortant Laurent Gbagbo.

Le gouvernement avait invoqué “des raisons de sécurité nationale”. Il  avait expliqué les précédentes coupures par la nécessité de gérer le “potentiel électrique actuel en fonction de ses priorités et de ses besoins”.  Priver les populations innocentes d’eau et d’électricité est une violation grave des droits les plus élémentaires de la personne humaine en ce 21ème siècle. Couper l’eau et l’électricité, c’est mettre en péril la vie de milliers d’innocents et programmer la mort de tous ces malades privés de soins dans les hopitaux. Sans compter toutes ces femmes enceintes qui risquent leur vie en donnant vie, le don le plus precieux de Dieu. L’exemple de Danga qu’ils veulent utiliser pour noircir le régime Ouattara n’en est pas un parce que le site est la propreté exclusive de la SICOGI à qui la justice donné raison en première instance, en appel et devant la Cour suprême.

Nomel Essis  

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