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Municipales et régionales 2018: Comment les candidats préparent ces élections

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Les élections en Côte d’Ivoire auront lieu, à coup sûr, avant la fin de l’année 2018. Mais en attendant la fixation de la date précise, comment les candidats se préparent dans leurs différents partis et sur le terrain ?

L’année 2018 ne passera pas sans que ne se tiennent les élections locales. Prévues pour se tenir dans le premier trimestre de l’année 2018, les élections municipales et régionales ont été finalement été repoussées de quelques mois. Sans donner de date précise, le porte-parole du Gouvernement, au terme d’un Conseil des ministres  a informé que ces élections se tiendront dans tous les cas de figure avant la fin de l’année 2018. Et selon certaines indiscrétions, la Côte d’Ivoire aura ses nouveaux maires et présidents de conseils régionaux au plus tard en octobre 2018. Mais en entendant cette date et à quelques jours du démarrage de la révision de la liste électorale, c’est la veillée d’armes dans les chapelles politiques. Pendant que certains maires et présidents de régions peaufinent les stratégies pour conserver leurs fauteuils, ceux qui rêvent d’enfiler l’écharpe tricolore dans les mairies et conseils régionaux ne dorment pas. Le rendez-vous, c’est dans cinq mois. Les différents prétendants se préparent…

Lobbying et actions sociales : Les armes secrètes

A quelques mois de la tenue  des élections locales, le lobbying et les actions sociales sont les armes secrètes des différents candidats. Pour ce faire, les potentiels candidats ne ratent aucune occasion pour séduire l’électorat. Tous savent que les locales seront âprement disputées parce que le président de la République, lors de la fête du travail du 1er avait annoncé les couleurs. « Vous avez des élections municipales dans les mois à venir et si vous considérez qu’il y a certains maires qui ne font pas leur travail, vous avez la possibilité de les changer.

Comme cela, ils sauront qu’ils doivent bien gérer leur municipalité. C’est ce que je vous donne comme conseil et c’est ce que je vais faire en ce qui me concerne et je sais que j’ai un bon maire dans mon quartier», avait indiqué le chef de l’Etat dans son adresse aux travailleurs. Au regard de cette exhortation qui est claire, certains candidats mettent l’accent sur le lobbying. Pour eux, il est certes bon d’aller sur le terrain, mais il faut frapper à la bonne porte pour que la candidature soit d’abord retenue.

Pour ce faire, dans toutes les chapelles politiques, les présidents des partis, secrétaires généraux ou exécutifs et ceux qui prennent les décisions sont chouchoutés. Ils sont l’objet d’un lobbying assidu pour taper dans l’œil des décideurs pour être retenu parmi les «happy few». Sur le front social, c’est également l’effervescence. Et comme l’occasion fait le larron, le mois de Ramadan qui vient cette année avant les élections est abondement exploité par tous les prétendants. Si ce n’est pas une concurrence, cela y ressemble terriblement. A côté de l’aspect partage de ce mois de pénitence, certains candidats n’hésitent pas à exploiter cette période pour se rapprocher davantage des électeurs.

Ceux qui peaufinent des plans B…

Il est vrai que l’objectif est le même, mais les moyens pour y parvenir sont différents. Ainsi, dans la perspective des élections, il y a des candidats qui savent que leur choix risque de poser problème où qu’ils seront face à des adversaires de taille qui peuvent leur faire ombrage. Pour ce faire, ceux-ci ont décidé de recourir à la base. C’est pourquoi dans certaines circonscriptions, les actes de candidatures sont soit le fait des populations elles-mêmes, des chefs traditionnels, des responsables locaux de base des différents partis ou encore des «influenceurs» de la commune ou de la région. Cette tactique a pour avantage de mettre la pression sur ceux qui font les choix et de démontrer que le parti ou le groupement va perdre si le choix de la base ou des populations n’est pas respecté.

Mais dans ce lot, il y a certains aspirants qui savent qu’ils ne seront pas choisis dans un cadre  politique. Conscients de cela, ceux-ci surfent sur le front de la société civile alors qu’ils sont plus ou moins proches des formations politiques. Leur stratégie, c’est de dire aux électeurs qu’ils ont le meilleur profil parce qu’ils n’appartiennent à aucune chapelle politique. Mais qu’ils soient issus des partis politiques ou de la société civile, tout porte à croire que les prochaines élections municipales et régionales seront âprement disputées. Contrairement aux élections générales, celles-ci sont des élections de développement. C’est pourquoi la couleur politique ne va pas beaucoup jouer dans le choix des élus locaux.

L’accent sera mis sur les compétences des candidats, ceux qui ont l’aptitude pour développer les communes et régions. Les élections locales de 2013 ont  montré beaucoup de surprises où des «grands» ont été battus à plate couture par des célèbres anonymes. Ce qui revient à dire que quel que soit le statut et le tire, les élections locales de 2018 risquent de nous réserver encore beaucoup de surprises. Une chose est donc de se faire adouber par un appareil politique, une autre est d’avoir la légitimité locale pour se faire élire.

 

Kra Bernard

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