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L’Éditorial: Le cas Bacongo

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Traoré Moussa

Pour sûr, le cas cissé Ibrahim bacongo mérite qu’on s’y attarde. Devenu maire de la commune de koumassi, il a entrepris de changer le visage de sa commune comme il l’a fait pour l’université d’Abidjan et la Fonction publique où il a laissé des traces indélébiles. Pour encore plusieurs décennies, sur les plateformes universitaires du pays, on se souviendra  de l’œuvre de Cissé Bacongo.

Aujourd’hui, les bus électriques et un restaurant portent son nom. Et ce, pour des siècles et des siècles. Dès sa prise de fonction à la mairie, Bacongo a indiqué qu’il souhaitait que la commune de koumassi soit une référence dans la ville d’Abidjan à l’image de cocody. Vu le désordre, l’insalubrité et l’inorganisation qui régnaient dans la commune qui était dirigée par Ndohi Raymond, tout le monde a souri. On a pensé à un simple slogan venant d’un individu heureux d’avoir atteint un objectif pour lequel il s’était battu plusieurs années.

Que non. Aujourd’hui koumassi est en train de renaître. Des chantiers sont ouverts partout sur le territoire communal pour faire bouger les lignes et faire entrer cette cité dans le modernisme. Vu qu’il est impossible de faire des omelettes sans casser des œufs, les hommes de Bacongo ont dû détruire et casser des installations anarchiques. Ils sont conscients que la majorité des vendeurs et commerçants qu’ils déplacent contre leur gré font partie de leur électorat. N’empêche, ils sont convaincus que demain, tous les gens aujourd’hui amers retrouveront le sourire.

En faisant son boulot d’assainissement, Bacongo n’a rien à foutre de la coloration politique des gens en face de lui. Il ne fait aucune discrimination. À preuve, il n’a chassé aucun agent de la mairie qu’il a trouvé en place. Dieu seul sait pourtant ils sont combien à l’avoir combattu. Bien au contraire, il les a responsabilisés et chacun est heureux de travailler avec un patron qui a une vision et des objectifs clairs.

La différence entre Bacongo et les autres est qu’il ne casse pas pour casser. Il met fin à l’anarchie mais prévoit des sites de recasement. Ainsi les vendeurs de bois, les mécaniciens et autres ferrailleurs auront des endroits modernes pour se réinstaller.

Le plus fascinant c’est la présence de Bacongo sur le terrain. Il ne travaille pas par procuration ou ne se contente pas des rapports des chefs d’équipe. Il est lui même sur le terrain dès 7h et ne regagne son domicile que très tard dans la nuit.  Aucun ouvrier ne peut chercher à faire des surfacturations ou se faire payer pour des services non exécutés parce que le maire est omniprésent. Aucune parcelle de la commune n’échappe au contrôle et à l’œuvre de salut public du maire. Il s’attaque sans favoritisme aucun, autant aux immeubles sans propriétaires qui enlaidissent sa cité qu’aux baraques construites sans autorisation.

Si Bacongo continue d’avoir la main libre et les moyens nécessaires pour dérouler son programme, à l’heure du bilan, le Président Ouattara pourrait brandir la commune de Koumassi comme un modèle parfait de ce qu’il souhaite pour toute la Côte d’Ivoire. Si chaque maire de ce pays  pouvait s’inspirer de ce qui est en cours avec Bacongo, le pays s’en porterait mieux.  Sa détermination et son engagement démontrent qu’avec très peu de moyens et assez d’idées on peut refaire notre monde.

 

Moussa Traoré

 

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