Accueil L'ÉDITO L’édito de Sam Wokouboué: Lynchage en règle 

L’édito de Sam Wokouboué: Lynchage en règle 

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C’est une vérité de valeur absolue. En tout ce que l’être humain fait, l’excès est nuisible. Avant, pendant et après l’élection présidentielle du 31 octobre,  certains medias occidentaux, notamment français, ont entrepris de détruire l’image du Président Alassane Ouattara.

Ils le font de manière exagérée, délibérée et démesurée. Ils le font si bien que la Côte d’Ivoire est devenue leur principal chou gras.  Aucune édition de leurs journaux ne peut se faire sans une page spéciale réservée au pays d’Alassane Ouattara. Les autres pays d’Afrique où sévissent les plus grands dictateurs de la terre ne les intéressent guère. Des pays où des présidents sont au pouvoir depuis plus de 20 ans pour les uns et plus de 30 ans pour les autres ne les intéressent pas.

Il y a en ce 21e siècle en  Afrique, des pays où règnent encore des rois qui ont droit de vie et de mort sur leurs concitoyens sans que cela n’émeuve cette presse internationale qui est déchainée et enragée contre Alassane Ouattara.   Que dire des ‘‘rois’’ qui sont au pouvoir depuis plusieurs décennies ? Comme si dans ces pays, les populations n’ont pas droit à la liberté, à l’alternance et à la démocratie, les médias occidentaux s’en moquent éperdument. Seul Ouattara les intéresse.

Il y a le Burundi par exemple qui ne va pas très bien, surtout après le décès de l’ancien président Nkurunziza. Mais les médias français ne s’y aventurent même pas. Les Burundais peuvent tous crever ou aller en exil, cela n’émeut guère les confrères français.

A dire vrai, le régime ivoirien laisse trop faire. Dans ce même pays, pour moins que ce qui est fait actuellement à Ouattara,  les antennes des médias français ont été coupés et les journalistes ont été purement et simplement supprimés entre 2000 et 2011.

Sous Gbagbo et ses jeunes patriotes, chacun savait à quoi s’en tenir. Aujourd’hui, il est écœurant de voir des envoyés spéciaux de Rfi tendre leurs micros uniquement aux jeunes de l’opposition et balancer ce son au monde entier pour faire croire que la Côte d’Ivoire est en train de brûler alors qu’eux se la coulent douce dans des palaces à Abidjan. C’est tout de même affligeant.

Malgré la frontière du Ghana qui est fermée pour raison de Covid-19, ils ont pu compter 8000 Ivoiriens fuyant des affrontements pour se réfugier dans ce pays voisin.

Et la personne ressource qui oriente Rfi au Ghana est Damana Pikas. Ça ne fait pas sérieux. Il faut, hic et nunc, mettre fin à cette manipulation qui pue la sorcellerie. Les autorités ivoiriennes en charge de la Communication doivent se réveiller sinon, à cette allure, ils finiront par détruire tout le capital sympathie construit en 10 ans. Il faut stopper ce lynchage médiatique dont les acteurs sont bien connus.

Ces gens dont les yeux ne voient  pas les rassemblements et tous les mouvements de soutien à Alassane Ouattara doivent être rappelés à l’ordre. Quel crédit doit-on accorder à des journalistes occidentaux qui font un black-out sur des opposants qui tirent à balle réelle sur les cortèges des ministres ? Trop c’est trop !

Sam Wakouboué

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