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Bitumage de l’axe Bouaké-Ferké:  Les travaux avancent à grands pas

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Bientôt la fin de la galère des usagers de la voie Bouaké-Ferké avec les travaux intensifs de réhabilitation en cours.

L’axe Bouaké-Ferkessédougou (220 Km), tronçon de cette voie internationale anciennement dite la « Route du Soudan », était dans un état de dégradation très avancé, avec une chaussée vieille de plus de 40 ans d’exploitation par un trafic routier intense et particulièrement lourd. « Les pertes de temps de plusieurs heures,  les nombreux accidents de la circulation, les ennuis mécaniques permanents et surtout les attaques armées, avec des pertes en vies humaines, étaient très fréquents sur ce tronçon Bouaké-Ferkessédougou », se souvient Gbêkê Touré,  responsable syndical du transport terrestre de Niakara. L’évacuation des récoltes (coton, anacarde et mangue) et des productions agro-alimentaires (le  sucre de l’entreprise Sucaf-CI et la banane dessert de Tortiya) ainsi que la vente de miel, de l’igname et autres petits commerces connexes au trafic routier étaient “en berne,  pour ne pas dire impossible “, selon Fanta Traoré (42 ans), une vendeuse ambulante à Badikaha, localité dans le nord de Tafiré. Des  automobilistes, notamment de nombreux conducteurs de poids lourds  préféraient la bretelle passant par Korogho à partir de Kanawolo, village carrefour à 15 Km au nord de la ville de Niakara. La ville de Tafiré a payé le lourd tribut de cette « dégradation presque achevée »  car même les véhicules de transport en commun évitaient le tronçon Kanawolo-Tafiré-Ferkessédougou, long de 95Km », a  renchéri Drissa Dembélé, un  acteur de la filière bétail à Tafiré. Cet état de dégradation avancé de la route Bouaké-Ferkessédougou avait conduit à une manifestation publique, le 7 septembre 2017, de jeunes à Badikaha,  à Tafiré et à Niakara.  Ceux-ci protestaient contre « l’état macabre de ce tronçon international, laissé à l’abandon ». Les travaux de réhabilitation de la route Bouaké-Ferkessédougou ont été lancés, à Katiola, le 11 novembre 2017, par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Les populations desdites localités et l’ensemble des usagers de cet axe, se réjouissent déjà des travaux intensifs en cours.

24 mois de travaux

Financés par l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D), ces travaux devraient va durer 24 mois. Selon Amadou Gon Coulibaly, cette réfection routière va contribuer à la promotion de l’intégration sous régionale, accroître les échanges entre la Côte d’Ivoire et les pays l’hinterland à travers l’amélioration de la fluidité routière, du trafic et la réduction du temps, voire du coût du transport. « Ces travaux consistent, entre autres, aux dégagements d’emprises et de terrassements, au renforcement de la chaussée existante avec revêtement de 6 cm de béton bitumeux, d’une couche de base de 12 à 14 cm de grave bitume, la réhabilitation des traversées d’agglomération en 2×2 voies des villes de Katiola, Niakara et Tafiré avec aménagement des voiries urbaines et des voies cyclables et la réhabilitation des équipements d’éclairage public pour ces trois villes », selon un responsable de l’entreprise Colas, société en charge du tronçon routier Bouaké-Kanawolo, long de 125 Km, Razel se chargeant de la section Kanawolo-Ferkessédougou (95 Km). « Je voudrais m’associer  à vous pour remercier, dans la ferveur, l’enthousiasme et l’allégresse, la réhabilitation visible de la Nationale A3. Ensemble, nous devons  acclamer le président de la République, Alassane Ouattara pour ses actions en faveur du développement économique et social », avait déclaré le préfet de Niakara, Maténin Ouattara, dans son discours à l’occasion de la célébration locale de l’indépendance, le 7 août 2019. La Nationale A3, ou ” Route du Nord »,  serait l’épine dorsale du dispositif routier de la Côte d’Ivoire, de l’avis des acteurs du secteur du transport terrestre et des opérateurs économiques du département de Niakara qui soulignent qu’elle relie Abidjan et son port aux frontières du Burkina Faso et du Mali, pour ne citer que ces deux pays voisins. « La route lie les peuples et les cultures, elle est un vecteur de connexion et de rapprochement », a déclaré Yacou Koné, un notable à la chefferie de Niakara. Cependant, la réhabilitation avec bitumage des routes Niakara-Tortiya (47km) et Niakara-Foumbolo pourrait, de l’avis des populations locales,  contribuer  au développement de la région  du Hambol.

Nomel Essis

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