Accueil POLITIQUE Atteby William (PCO de la fête de liberté du FPI à Yopougon) : « Ce qui divise réellement Affi et Sangaré »

Atteby William (PCO de la fête de liberté du FPI à Yopougon) : « Ce qui divise réellement Affi et Sangaré »

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Atteby William explose dans cette interview accordée à l’Expression et met au grand jour de grandes révélations sur la politique nationale à l’issue de la fête de la liberté de Yopougon dont il était le PCO.

La fête de liberté à Yopougon, le samedi dernier a enregistré une mobilisation extraordinaire des militants de votre parti. Pouvez-vous nous dire comment cela a été possible ?

Cela tient à une série de facteurs. Dans un premier temps, le parti a responsabilisé les fédéraux parce que dans la structure du Front populaire ivoirien (FPI), les fédéraux sont ceux qui gèrent le parti au quotidien dans les différents départements, les Districts, j’allais dire les localités territoriales. Ils sont en contact direct avec les militants. En les responsabilisant, leur volonté de montrer ce qu’ils sont sur le terrain s’est trouvée renforcée. De ce fait, les fédéraux ont beaucoup financé ce rassemblement, aidés en cela par les vice-présidents de Districts. Moi-même, je préside le district 2 qui comporte Abobo, Yopougon… Cette façon de faire a responsabilisé les gens. Chacun a voulu effectivement montrer que dans sa fédération, il y avait des militants. Je dois aussi dire que s’il ne s’agissait pas d’une question de moyens, on aurait fait plus. Pour nos camarades qui viennent de Minignan, de Kong, de Niellé, de Ouangolodougou, le transport  fait plus de 20.000 F CFA. Dans l’état actuel, on leur a demandé de venir à cinq ou six alors qu’il y avait la possibilité de venir à 50, 60 et on aurait pu avoir au moins 50.000 personnes à la place Ficgayo. Il y a aussi la volonté pour les militants de prouver que le FPI existe sur le terrain, sur l’ensemble du territoire national et qu’il est incontournable. Il y a des camarades qu’on n’attendait pas qui sont venus. Parce que le parti n’a pas financé le déplacement des militants…

Vous en êtes certain… ?

Oui. Nous n’en avons pas les moyens. Les gens se sont cotisés eux-mêmes. Quand le voyage d’une seule personne coûte 25.000 F CFA, il ne faut pas s’attendre à cinq personnes parce que ces militants sont parfois des petits fonctionnaires, des paysans… Donc, venir de Ouangolodougou, d’Odienné, de Kaniasso  a un coût. Mais les camarades ont tenu à être là. Troisièmement et en toute honnêteté, c’est un appel que les militants ont voulu lancer à la direction du parti pour dire qu’ils ne veulent qu’un seul FPI. Parce que des personnes qui étaient à Mama étaient présentes. J’ai même reçu ce matin (mardi 15 mai; Ndlr) l’appel de femmes qui étaient à Mama mais qui sont aussi venues à Ficgayo et qui veulent me rencontrer. Ce sont tous ces facteurs en tenant compte aussi de l’environnement dans lequel nous sommes qui ont favorisé cette mobilisation. Il y a aussi le thème de cette fête de la liberté notamment « la mobilisation pour la reconquête des libertés et l’alternance en 2020 », et aussi « l’hommage aux prisonniers », notamment à Laurent Gbagbo, à son épouse, à Lida, Assoa Adou, à tous ces militaires, à toutes ces personnes pour leur dire qu’elles ne sont pas seules et qu’il y a une opinion publique en Côte d’Ivoire qui les soutient. Avec tous ces facteurs, il y avait même des gens qui ne sont pas du FPI mais qui sont venus. Tout simplement parce que ce sont des thèmes qui touchent à notre destin commun.

Certaines sources indiquent que cette cérémonie a été financée par le pouvoir, à hauteur de 25 millions de F Cfa. Une manière de dire que vous collaborez avec le pouvoir.

Mais si on est des collabos du pouvoir, au lieu de nous donner 25 millions, ce qui serait souhaitable, c’est de dégeler nos avoirs et nos comptes. Moi qui vous parle, j’ai des créances importantes au Trésor depuis 2011, et qu’ils ont décidé de ne plus payer. C’est franchement ridicule. Regardez, le FPI a déménagé parce qu’on ne peut pas payer notre siège. Nous sommes ici dans le local de la Fondation Memel Fotê et vous le voyez. Dieu merci, nos quelques députés ont pu passer un coup de peinture pour que le local soit un peu correct. Nous souffrons le martyre quotidiennement. Ce genre de propos n’est pas trop responsable. Le FPI n’est financé par personne, sinon par ses seuls militants. Je dis que ceux qui disent cela n’ont pas de respect pour nos douleurs. Atsé Yapo, le vice-président Gossio et moi-même ainsi que de nombreux autres cadres avons encore nos comptes gelés. Il y a quelque temps, je rendais hommage au président Bédié parce qu’il m’a aidé en intervenant pour moi. Je l’ai dit publiquement. Et c’était à la Une de « Le Nouveau Réveil ». Malgré les efforts du président Bédié, rien n’est fait. En plus du président Bédié, il y a des personnes même au sein du RDR qui ont décidé de m’aider, de plaider pour moi, mais rien n’est fait. Comment voulez-vous qu’on nous donne 25 millions, alors que nos comptes sont gelés et qu’il suffit d’un seul mot pour qu’on les récupère. Ce n’est pas sérieux. Comme le disait un  ami, même si le président Affi danse dans une piscine, ces mêmes diront qu’il soulève la poussière. C’est dommage que des gens puissent déblatérer de telles inerties qui ne les grandissent pas.

Après ce qu’on a vu à Yopougon, on est en droit de se demander qui d’Affi et de Sangaré maîtrise le terrain ?

A mon avis, ce n’est même pas une question qu’on doit poser. Il y a une chose qui est indéniable. Je ne sais pas combien de personnes, il y avait à Mama, mais à Yopougon, il y avait plus de 10.000 personnes, à voir seulement la marche. Il y avait des jeunes qui ont dit qu’ils ont marché et ils sont allés s’asseoir dans les maquis sans venir à Ficgayo. Ceux qui y étaient peuvent le dire, nous n’étions pas moins de 10.000 personnes. Admettons qu’ils étaient 5 ou 6.000 à Mama, cela fait toujours plus nombreux qu’à un seul endroit. La réalité du terrain n’appartient pas à un camp en réalité. Les militants du FPI comme je l’ai dit, étaient aux deux manifestations. Le fait est que le FPI soit dirigé aujourd’hui par le président Affi N’Guessan. Et ça, il n’y a pas de débat là-dessus. Il est reconnu comme tel par l’Etat de Côte d’Ivoire et même par la communauté internationale qu’Affi est le président du FPI. Il est reçu par tous les ambassadeurs. Regardez tous ces chefs d’Etats qui le reçoivent. A côté de cela, il y a une fronde effectivement dirigée par des personnes qui ne sont pas n’importe qui au sein du parti, ce sont des figures historiques, il faut le reconnaître. Et cela a forcément un impact sur notre capacité à nous retrouver tous au même endroit. Dans cette perspective, il est évident que nous sommes plus faibles que tout aurait été différent si nous étions tous ensemble. C’est cela l’essentiel. Aujourd’hui, le FPI est dirigé par le président Affi et il se porte bien. Il ira encore mieux lorsque nous réussirons à nous mettre ensemble. De 2014, au début de la fronde, à ce jour, on peut dire que le FPI se porte mieux parce qu’il y a quelque temps, on ne pouvait pas réunir autant de gens à Yopougon, il était pour nous, impossible de le faire. Je suis vice-président du district Abobo, Yopougon et Abobodoumé et je puis vous dire qu’il y a des fois où nous avons fait des réunions à 3 ou 4 personnes. Des camarades étaient pourchassés par d’autres camarades issus de la fronde mais aujourd’hui, ces histoires sont derrière nous. C’est de cette même façon que la fronde sera derrière nous et tout le FPI se retrouvera. Je pense que les uns et les autres comprendront qu’il y va de l’intérêt commun et même de toute la Côte d’Ivoire.

Est-ce qu’il y a des contacts dans les deux camps ?

Oui, il y en a.

De quelle manière ? Y a-t-il des médiations souterraines ?

Il y a des médiateurs souterrains et même publics. Je peux vous dire qu’il y a quelque temps, le pasteur Yaï Dion a approché les deux parties pour les entendre et jouer le médiateur mais Sangaré n’est pas venu. Bien avant cela, il y a eu une association de chefs traditionnels conduite par Gbo Decoster qui est le chef des Bété à Yopougon pour aller voir Sangaré mais il n’a pas voulu les recevoir. Le doyen Abou Cissé que vous connaissez bien s’est joint une nouvelle fois au pasteur Dion pour essayer de faire asseoir les deux responsables à la même table mais Sangaré n’est pas encore venu. Vous vous rappelez que récemment Koné Katinan qui est le porte-parole du président Gbagbo, ce que personne ne lui conteste, au sortir d’une audience à La Haye, a dit que le président Gbagbo demande que l’union se fasse autour de Sangaré. Cela suppose que Sangaré va appeler tout le monde ou il acceptera qu’on vienne autour de lui. Il n’a pas voulu. Même qu’on rassemble autour de lui, il ne veut pas. Lorsqu’on a posé la question après à Koné Katinan, il a reconnu que le président Gbagbo n’a pas ajouté autour de Sangaré mais que c’est lui qui l’a ajouté dans l’espérance que cela aurait ramolli la raideur de Sangaré. Malheureusement, cela n’a pas eu le résultat escompté.

« Sangaré n’a jamais dit qu’il veut être président du parti »

Si le président Gbagbo dit effectivement de se mettre autour de Sangaré, est-ce que le président Affi est prêt à se mettre avec Sangaré ?

Absolument.

Au second plan ?

Ce n’est pas une question de plan. Cette question ne peut se régler que par rapport au statut du parti. Sangaré est une autorité morale du parti et on ne peut pas le lui contester. On peut ne pas être du même avis que lui, mais on ne peut pas nier que Sangaré est une autorité morale du parti. Ce qu’il dit ou ce qu’il fait a un impact sur l’esprit des militants. Autour de Sangaré, cela peut signifier à mon sens, qu’en tant qu’aîné, qu’il rassemble tout le monde et que nous discutions. Si au cours de la discussion, nous estimons que nous devons mettre tel ou tel au premier rang ou en seconde ligne, on verra. Mais cela suppose qu’on s’est assis et que cela ne s’est pas fait pour mépriser X ou Y. Que cela s’est fait pour renforcer le parti mais si cela n’est pas fait, on ne peut pas dire que c’est autour de quelqu’un. Le préalable, c’est qu’on s’asseye parce qu’avec tous ces intellectuels, il ne devrait pas avoir de problèmes insolubles, tabous. Comme on le dit au FPI, « asseyons-nous et discutons ». Posons-nous les questions pour savoir ce qui ne va pas et trouvons une solution. Nous en avons l’obligation. Voici ce qui nous semble essentiel. Sangaré n’a jamais dit qu’il veut être président du parti. Il a dit que c’est Gbagbo qui dit qu’il veut être président du parti. Et que cela ne pourrait être que dans le cadre d’une stratégie de sa défense en tenant compte de sa position qui est la sienne à La Haye. Dans un tel cas, la seule chose que le président Gbagbo fera, c’est d’appeler le président Affi lui-même pour lui dire que pour telles ou telles raisons, je souhaite ceci ou cela. Et c’est le président Affi qui va nous appeler pour nous le dire. Le président Affi ne sera jamais contre une position clairement prise par le président Gbagbo, s’il estime que  c’est cela qui est conforme aux intérêts du parti, de lui-même et de la lutte que nous menons. Tant que ce n’est pas fait et qu’on nous dit qu’il a dit à tel ou tel, il y aura toujours des doutes.

Est-ce que vous n’êtes pas en train de porter une grave accusation contre le congrès organisé par Sangaré où on a brandit un document signé de Gbagbo en tant que candidat ?

 

Mais c’est un faux document. Le président Affi a fait toutes les expertises graphologiques. Et, ce document est faux. Vous ne pouvez pas faire un tel document à La Haye. Tous les experts ont expliqué que Laurent Gbagbo ne peut écrire un tel document en étant à La Haye. Il n’en a même pas les moyens. C’est une prison de haute sécurité et il ne peut pas faire de la politique là bas. Il ne peut pas écrire un tel document pour dire qu’il est candidat à une élection. C’est du faux qui a été fait par les frondeurs. Ils espéraient qu’au vu d’un tel document, le président Affi aurait eu peur mais ce fut une erreur. La preuve, le fameux notaire qui a authentifié la signature de Gbagbo sur ce document a été radié de l’ordre des notaires parce qu’il a fait du faux. Ce document est un faux et il n’y a pas de débat là-dessus. Le président Gbagbo n’a pas besoin de donner un document pour dire qu’il est candidat. S’il est candidat, il sera candidat, mais il n’en a pas besoin.

L’origine de la fronde au FPI…

Qu’est-ce qui divise fondamentalement les deux camps ?

En fait, la fronde, c’est plusieurs entités réunies mais avec un dénominateur commun : avoir Affi pour ennemi. L’origine vient de la fronde des enseignants de l’ex-SYNESCI, je veux parler d’Akoun Laurent, de Tapé Kipré et Tchéidé Gervais. Leur fronde part de ce qu’ils estiment qu’en 2011, selon eux, le FPI était à terre et que ce sont eux qui ont relevé le parti, qui l’ont mis sur pied et qui en font un parti politique. Selon eux, il n’y a donc pas de raisons qu’une fois sorti de prison, Affi revienne prendre le parti qu’ils ont ressuscité. D’autant plus qu’ils n’ont rien eu pendant que le président Gbagbo était au pouvoir comme ils le disent. C’est le clan d’Akoun et autres. Il y a d’autres qui estiment, il faut l’avouer, qu’ils ne veulent pas voir Affi président. Lorsque je suis revenu d’exil, je n’ai pas honte de le dire, j’étais avec Sangaré, avec Assoa Adou. J’étais membre du bureau d’Assoa Adou. J’ai été frondeur à un moment donné. J’ai été nommé secrétaire général, chargé de la Justice dans le bureau d’Assoa Adou au début parce que certains estiment que si l’un d’entre nous, quel qu’il soit, émerge, cette émergence se fait nécessairement contre le président Laurent Gbagbo et que c’était comme si on tournait sa page. Il ne faut pas bouger. On ne participe à rien, on ne fait rien. On attend le retour de Gbagbo parce que si nous faisons quelque chose, si nous faisons la politique sans lui, on gagne des postes sans lui, la tendance à l’oublier sera trop grande. Pour ne pas qu’on l’oublie, il faut qu’on reste dans cette optique de deuil, presque de belligérance même si on n’a pas les moyens de belligérance mais qu’on ne fasse rien jusqu’à ce que Gbagbo revienne.  Il y a des gens plus messianiques qui estiment que dans les prophéties, le président Gbagbo reviendra et qu’il rependra le pouvoir. Ce sont les «malachistes». Voilà les différentes entités.

Est-ce qu’ils n’ont pas raison de penser ainsi ? Est-ce qu’en réalité l’émergence d’un autre leader ne va pas faire oublier Gbagbo dans sa cellule de La Haye ?

Ils ont tort sur toute la ligne. Comment peut-on penser oublier Gbagbo ? Je ne sais pas comment on pourrait l’oublier. Laurent Gbagbo a dépassé le cadre de la Côte d’Ivoire. Il y a des pays comme le Cameroun, le  Ghana, le Togo où les gens marchent pour Laurent Gbagbo. Il ne faut pas penser que parce que quelqu’un n’est plus au pouvoir, on l’oublie forcément. Je dis non. Bien au contraire, je pense que c’est pourquoi beaucoup de chefs d’Etats pensent qu’ils doivent rester longtemps au pouvoir. Il y a d’autres qui ne conçoivent le retour de Laurent Gbagbo qu’en voyant Laurent Gbagbo président de la République. Mais c’est une décision qui n’appartient qu’à lui seul et au peuple ivoirien. D’autant plus que vous ne savez même pas quand est-ce qu’il revient. Or, aussi longtemps qu’on sera dans cette posture, on n’aura pas assez de moyens pour agir sur le fait politique et obtenir notamment la liberté des prisonniers…

Quelle est alors la stratégie d’Affi ?

La stratégie d’Affi est de conquérir le pouvoir, de faire grandir le FPI, de participer au jeu politique, de nous réconcilier avec la communauté internationale qui s’est trompée, qui se rend compte qu’elle s’est trompée. Elle avait pensé qu’on pouvait trouver mieux que nous, en termes de démocratie et de droits de l’homme et elle se rend compte que tel n’est pas le cas. Aujourd’hui, elle est prise dans ses propres turpitudes parce que vous installez quelqu’un et après vous vous rendez compte que c’est pire que celui que vous avez bombardé pendant tout ce temps. C’est donc du dynamisme du FPI et de sa vitalité que découlera la libération de Laurent Gbagbo car c’est un procès éminemment politique. Aujourd’hui, le procès est arrêté et tous les témoins à charge qui étaient supposés établir la véracité et l’exactitude des faits reprochés à Laurent Gbagbo, ont fini par être des témoins à décharge. Au point où les avocats estiment aujourd’hui qu’ils n’ont pas à plaider puisqu’aucun début de preuves n’a été sorti des allégations contre le président Laurent Gbagbo. C’est un procès politique. Il est en prison. Et, cela fait 13 fois qu’on lui refuse la liberté provisoire. Qu’est-ce qu’il faut de plus pour démontrer que c’est un procès politique et que c’est une posture politique qui nous permettra de sortir Laurent Gbagbo de cette situation. Voilà ce à quoi Affi travaille depuis 2011 même quand il était encore en prison.

Avez-vous l’avis favorable de Laurent Gbagbo sur cette stratégie ?

Il est d’accord. Sinon, il ne l’aurait pas dit à Katinan. Il est en prison et il n’a de l’extérieur que la vision de ceux qui lui rendent visite. Il n’a pas accès à internet, encore moins à certaines choses…

Pourquoi Affi N’Guessan ne va pas lui rendre visite à la CPI ?

Malheureusement, cela ne dépend pas de lui. Le jour où Affi N’Guessan a été libéré de ses sanctions – parce qu’il était sous sanctions – il a automatiquement eu accès à son passeport diplomatique en sa qualité d’ancien Premier ministre et le même jour, c’est Me Odéhouri et moi-même qui avons rédigé la demande de visite d’Affi à La Haye. La Haye nous a dit que le président Gbagbo dit d’attendre et on attend toujours.

L’avez-vous relancé ?

Nous l’avons fait plusieurs fois. Nous pensons que certains ont dit des inexactitudes au président Laurent Gbagbo qui a dû se fâcher avec Affi ou certaines personnes.

Est-ce que ce n’est pas cette colère du président Gbagbo contre Affi qui réconforte les frondeurs dans leur position ?

Ça ne peut pas être seulement cela. Il y a aussi de la manipulation. Même s’il n’a pas reçu Affi, il n’a non plus pas reçu Sangaré. Ce n’est pas faux de dire que Sangaré a plusieurs fois essayé de le croiser. Et les gens ont tendance à oublier cet aspect. Il reçoit des gens proches de Sangaré, Il reçoit des gens proches d’Affi mais il n’a jamais reçu ni l’un ni l’autre. J’ai cru comprendre par le biais de quelqu’un qu’il reçoit régulièrement, qu’il entendait recevoir les deux en même temps. Ce qui me semble plus logique le connaissant et à mon avis plus efficace parce qu’il a besoin de comprendre ce qui s’est passé. Ceux qui disent que Gbagbo est fâché avec Affi doivent aussi se dire que Gbagbo est fâché avec Sangaré puisqu’il ne reçoit pas Sangaré. Je pense qu’ils ont mis le président Gbagbo dans une position difficile et ils se rendent compte du faux dont ils ont usé, de la manipulation qu’ils ont tentée à son égard, des mensonges et aujourd’hui il fait des efforts pour rattraper tout cela. Aujourd’hui, Gbagbo est dans la perspective d’unir le FPI et c’est Sangaré qui s’y oppose.

Interview réalisée par Sam-Wakouboué

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