Accueil INTERNATIONAL Acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé : la réaction d’Amnesty International 

Acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé : la réaction d’Amnesty International 

0
0
55

À la suite de la décision rendue le 15 janvier par la Cour pénale internationale (CPI) d’acquitter Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, a déclaré :

« L’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sera ressenti comme une vive déception par les victimes des violences postélectorales en Côte d’Ivoire. Les juges ont statué que le procureur n’avait pas présenté d’éléments suffisants pour prouver le bien-fondé de l’affaire au-delà de tout doute raisonnable. La chambre a ordonné la libération immédiate des deux accusés.

« Le bureau du procureur a la possibilité de faire appel de cette décision ; les arrangements concernant la remise en liberté des accusés feront l’objet d’une audience qui doit avoir lieu devant la Cour demain (16 janvier) dans la matinée.

« Cette décision de la CPI nous rappelle que l’équité des procès et les garanties d’une procédure légale doivent être au cœur de la justice pénale internationale.

« Les victimes des violences de 2010-2011 n’ont toujours pas obtenu justice, pas plus que des réparations pour les préjudices subis. »

Aujourd’hui, 15 janvier, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a acquitté l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé. La requête de la défense demandant l’acquittement et la libération immédiate a été déposée le 23 juillet 2018 par les avocats de Laurent Gbagbo. Le 3 août, les avocats de Charles Blé Goudé ont déposé une demande de non-lieu.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé avaient à répondre de quatre chefs d’inculpation de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et tentatives de meurtres et autres actes inhumains. Ces crimes auraient été commis dans le cadre des violences post-électorales qui ont secoué la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Le procès de ces deux hommes devant la CPI s’est ouvert le 28 janvier 2016.

La Chambre a conclu à la majorité de ses membres que le Procureur n’a pas démontré plusieurs éléments constitutifs essentiels des crimes reprochés, en particulier en ce qui concerne le lien de causalité entre les crimes présumés et les accusés – y compris l’existence d’une politique visant à commettre des crimes contre des civils.

(Source Amnesty International)

 

Voir plus d'articles associés
Voir Plus par L EXPRESSION
Voir Plus dans INTERNATIONAL

Laisser un commentaire

Voir Aussi

Lutte migration irrégulière: La Côte d’Ivoire et l’Espagne s’accordent à travailler ensemble

Le ministre de l’intérieur du royaume d’Espagne, Fernando Grande-Marlaska Gomez a eu une r…