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Côte d’Ivoire: Save the Children présente son 3e rapport sur le droit des enfants

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L’organisation mondiale dans la lutte contre les pires formes de maltraitance des enfants a présenté mardi dernier à Abidjan son 3e rapport sur le droit des enfants.

C’était au cours d’un panel organisé par le forum des Ong et des associations d’aide à l’enfance en difficulté, à la maison de presse au Plateau, en marge de la journée internationale de l’enfant Africain 2019, qui avaient pour thème : la migration clandestine pour les enfants : quel risque ? Comment y mettre fin ?

Présent à cette rencontre le représentant du directeur général des Ivoiriens de l’étranger Silué Pelargio, a félicité les organisateurs du panel ainsi que les panélistes et Save the children pour le travail remarquable.

Il a indiqué que 1,2 million d’Ivoiriens vivent aujourd’hui hors de la Côte d’Ivoire, avec une forte représentation des jeunes filles avec des enfants candidats à l’immigration. Il a aussi informé que la réintégration des migrants renter en Côte d’Ivoire est en cours.

Au nom de Save the Children, Amedé François Megnan, a présenté le rapport de 31 pages.

Ci-dessous, l’intégralité de son intervention :

« La conversion relative aux droits de l’enfant présente une vision commune de l’enfance qui est celle où l’enfant normalement doit est en bonne santé ensuite l’enfant va à l’école l’enfant joue avec ses camarades avec ses frères et sœurs, l’enfant acquiert force et confiance du milieu familial, dans le milieu scolaire et l’enfant bénéficie de l’amour de ses parents et de certains adultes qui l’aident progressivement afin qu’il arrive à des responsabilités d’adulte.

Save the children, a présenté un premier rapport en 2017 intitulé l’enfance volée. Pour ce troisième rapport Save the children a voulu mettre en avant les progrès réalisés depuis une vingtaine d’années, c’est-à-dire que les états ont fait des efforts, les partenaires aux droits des enfants ont fait des efforts, alors nous avons voulu mettre en évidence ses efforts qui ont été faits par ses différentes personnes.

Le rapport est sorti officiellement dans le mois de mai 2019 dans une centaine de pays au monde. L’objectif est de mettre en lumière les progrès accomplis en matière de protection de l’enfant mais aussi attirer l’attention de ce qui reste à faire.

Comment le rapport a été fait par Save the children ? Dans un premier temps les données ont été recueillis à travers les rapports publiés par certaines Organisations telles que Unicef, l’Oms, l’Oim, le groupe de la Banque mondiale, l’Unfpie, l’Hcr et les rapports nationaux tels que le Mis par exemple ont été également utilisés. Ça veut dire qu’on a tenu compte des chiffres que des États eux-mêmes ont publiés.

Deuxièmement, Save the children a analysé les rapports de ses équipes de terrain dans une centaine de pays. Rapports à l’issue des différents projets ont été analysés. C’est alors sur la base de tout cela qu’on a établi des indicateurs. Et enfin pour le troisième et dernier élément, Save the children a comparé les rangs occupés par les pays en 2000 avec ceux qu’ils occupent aujourd’hui en 2019 pour sortir les progrès réalisés en thème de point. C’est à dire qu’en 2000 vous étiez à une position et en 2019 vous êtes à une autre position. Quel est le chemin que vous parcourez de 2000 à 2001 pour vous donner un point. C’est 176 pays qui ont été concernés par l’étude. Lorsque vous avez 940 points. c’est-à-dire qu’il ya  peu d’enfants dans votre pays qui sont privés de leur enfance. Cela veut dire que vous avez mis en place un bon système pour que les enfants vivent correctement leur enfance. Lorsque vous avez de 760 à 930 points cela veut dire : priver de leur enfance et lorsque vous avez 379 moins, c’est-à-dire que tous les enfants de votre pays sont privés de leur d’enfance, voici comment ce classement a été établi.

Pour ce qui des indicateurs, nous avons pris les deprivations, quelles sont des raisons qui font que les enfants ne vivent pas bien leur enfance ? En première position nous avons dit c’est dû au décès de l’enfant, dont le taux de mortalité des enfants de moins cinq ans qui meurent de maladie qu’on peut éviter parmi lesquels la pneumonie, le paludisme, la diarrhée etc sont les premières causes de la mortalité infantile dans les différents pays au monde. Save the children considère cela comme une preuve de privation.

Deuxièmement c’est la malnutrition. Partout dans le monde, surtout dans les pays en conflit on voit que les enfants souffrent beaucoup de la malnutrition. Ensuite il y a la scolarisation en Côte d’Ivoire. Pratiquement deux millions d’enfants sont hors du système scolaire. L’autre cause de privation,c’est le travail des enfants. Il y aussi le mariage des enfants.  Toujours les causes, on peut parler des grossesses précoces en milieu scolaire ou tout simplement dans la vie, le déplacement des enfants du faite des conflits, et enfin l’homicide des enfants.

Alors qu’est-ce qui a été fait depuis 20 ans ? De façon générale ce que nous avons constaté, c’est qu’en 2000 près de 970 millions d’enfants ont été privés de leur enfance. ça veut dire concrètement que les indicateurs que nous avons cités auparavant étaient tout au rouge pour beaucoup de pays dans le monde.

Et aujourd’hui en 2019, ce chiffre est descendu et nous sommes à 690 millions d’enfants. Alors nous sommes passés de 970 millions à 690 millions d’enfants dans le monde, donc une différence de 280 millions d’enfants qui vivent aujourd’hui d’une enfance meilleure qu’il y a vingt ans.

La situation des enfants a été améliorée dans 173 pays sur 176, ça veut dire que les dirigeants sont conscients des efforts qui doivent être fournis pour que l’on améliore les conditions de vie des enfants. Faut dire que les progrès les plus remarquables ont deux lieux dans certains pays. Les plus pauvres au monde, dont quatre en Afrique : la Sierra Leone, Le Rwanda, le Niger et Éthiopie. De façon globale, il y a de plus en plus les enfants scolarisés dans les pays, de moins en moins les enfants dans le milieu du travail des enfants.

Au niveau du taux de croissance, il y a des efforts qui ont été fait de 64%. Nous sommes aujourd’hui à 78% et nous voulons saluer cela. Pour ce qui est de la naissance chez les adolescents le taux à baisser de 18 millions. Nous sommes aujourd’hui à 13 millions. Les enfants tués, le taux est également en baisse de 97 mille. Nous sommes aujourd’hui à un peu moins de 15 mille dans le monde. Nous parlons d’homicide.  Pour ce qui est des enfants mariés nous étions à 47 millions d’enfants mariés et à 37 millions aujourd’hui enfants de moins de 18 ans mariés.

Voici les 10 pays qui ont fait le progrès pour améliorer les conditions de vie des enfants nous avons : la Sierra Leone, le Rwanda, l’Hetiopie, le Niger, le Burkina Faso, l’angola, la Guinée-Bissau, la Zambie, le Timor-Oriental et Bhoutan.

Les huit premiers pays qui ont réalisé des progrès sont situés en Afrique0 Les dix pays qui ont fait le moins de progrès, il y a la Malaisie, Malte, Fidji, Japon, Sainte-Lucie, Iles-Tonga, Seychelles, Trinité-Tobago, Venezuela et la Syrie.

Quelle est la situation de la Côte d’Ivoire, normalement en 2000 nous étions à 483 points.  Ça veut dire que la plupart des enfants en Côte d’Ivoire vivant une enfance difficile. Aujourd’hui en 2019, nous avons fait un bond. Nous sommes à 608 points donc nous avons fait un effort de 125 points en 20 ans. On ne peut pas éradiquer les abus et autres formes de maltraitance contre les enfants mais le gouvernement a fait des efforts. Nous sommes passés de la plupart des enfants à de nombreux enfants.

Qu’est-ce qui engendre ses progrès ?  il y a d’abord le programme des objectifs millénaires pour le développement principalement la lutte contre la pauvreté. Les gouvernements se sont engagés à mettre en œuvre des programmes pour atteindre des objectifs du millénaire pour le développement. Ensuite, les gouvernements se sont engagés également à investir un peu plus d’argent dans la protection des enfants etc. Au-delà de ses progrès un deuxième classement a été fait. C’est celui de l’indice de privation de l’enfance.  ça veut dire qu’en plus de mettre l’accent sur les progrès,  Save the children est restée dans sa logique qui est de dire que c’est vrai que nous avons fait beaucoup de choses, mais il y a encore des pays ou l’enfance n’est pas bien vécue.

Les dix premiers pays au monde ou l’enfance ne sont pas menacés sont le Singapour, la Suède, la Finlande, la Norvège, la Slovénie, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, la Corée du sud et la Belgique. Il n’y a pas de pays Africains.

Lorsque vous êtes dans ces pays, vous vivez une enfance heureuse. Et aussi les dix autres pays où monde ou l’enfance est plus menacé, il y a le Burkina Faso, la République Démocratique du Congo, la Guinée, le Nigeria, la Somalie, le soudan du Sud, le Tchad, le Niger et le République Centrafricaine. Tous sont des pays Africains ça veut dire que nous avons encore des efforts à faire pour que les enfants puis vivent heureux.

La situation de la Côte d’Ivoire. c’est cela qui intéresse plus les Ivoiriens. De la mortalité des enfants de moins de cinq ans, on est passé de 88,8% enfants pour mille contre 92,6% enfants pour mille qui meurent avant cinq ans. ça veut dire qu’il y a une certaine amélioration. Le taux de scolarisation qui était de 38,4% est passé à 30,9%. il y a une régression. Les accouchements des adolescents de 15 ans à 19 ans, nous étions à 135 adolescents sur 1000, et maintenant nous en sommes à 133 sur 1000 adolescents de 15 à 19 ans qui accouchent. Le retard de croissance,  nous étions 29,6% aujourd’hui nous sommes à 21,6%. Il y a un progrès même si certains enfants souffrent de malnutrition.

Le travail des enfants quoique dans certains pays le taux soit en baisse ce n’est pas le cas de la Côte d’Ivoire, nous étions à 26,4% en 2017 et aujourd’hui nous sommes à 31,3% et ce sont les enfants de 05 a à 14 ans qui sont concernés.

Le mariage précoce, en 2017, nous étions à 20,7% et en 2019, nous n’avons pas les chiffres exacts mais nous devons tourner autour de 28 à 29%.  C’est vrai qu’on a fait des efforts mais un enfant sur 4 vit son enfance très difficile surtout dans les pays où il y des guerres .

Cette année, nous avons pensé à une campagne stop à la guerre aux enfants ou nous appelons les différents dirigeants du monde à faire de sorte à ne pas mener les enfants à leurs différents conflits et des intérêts personnels ou encore moins à des intérêts économiques. Nous faisons trois recommandations particulièrement, premièrement que les états instaurent une couverture santé universelle, ensuite mettre l’accent sur la nutrition et augmenter les ressources pour lutter effacement contre la pneumonie. La pneumonie c’est la tueuse silencieuse des enfants de 0 à 5 ans, faut garantir un enseignement de qualité et a de meilleurs résultats d’apprentissage pour tous les enfants et enfin accentuer l’autonomisation des filles et mettre fin aux mariages précoces.

Saint cyrille

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